Bien avant que Céline Dion ne vienne au mode, il y eut deux êtres qui s'aimèrent et qui fondèrent une famille où l'Amour était roi.
Le destin avait décidé depuis longtemps de l'avenir de Thérèse et d'Adhémar. Pourtant, il lui fallu bien des détours avant de réaliser son plan. Des détours qui ont mené les deux familles originaires du même petit village de Sainte-Adèle-des-Monts en Gaspésie jusqu'à La Tuque où Cupidon avait tendu son piège...
Ils sont presque voisins et ne se voient pas! En 1944, les conditions de vie sont difficiles pour tous et surtout pour les cultivateurs qui doivent abandonner leurs terres pour émigrer vers les villes. Les famille Tanguay et Dion quittent le même petit village de Gaspésie pour
s'établir dans la même ville, La Tuque. Pure coïncidence...
Thérèse et Adhémar font connaissance lors d'une soirée de retrouvailles. Elle joue «Le réel de Sainte Anne» au violon et Adhémar se joint à elle pour l'accompagner à l'accordéon. Leurs yeux ont déjà fait les premiers pas mais c'est la musique qui doit sceller leur destinée. Dix mois plus tard, le 20 juin
I 945, ils se disent «oui» en l'Église St-Zéphirin et le 15 août de l'année suivante, Thérèse Tanguay-Dion donne naissance à son premier enfant, une belle petite fille prénommée Denise. Suivront : Clément, Claudette, Liette, Michel, Louise, Jacques, Daniel, Ghislaine, Linda, Manon et les jumeaux Paul et Pauline.
II est ironique de penser qu'au départ, papa Dion n'est pas vraiment enchanté par l'idée de fonder une famille. Pourtant, il est le plus heureux des pères et, pour lui comme pour son épouse, tous les enfants sont égaux et précieux. Les anges veillent sur la famille Dion quand, par un froid samedi soir du mois de mars, maman Dion fait sa valise pour se rendre toute seule à l'hôpital. Elle y accouche d'un gros bébé de 8 livres et 8 onces (un peu plus de 3 kg).
Née le 30 mars 1968 à 12h30, à Charlemagne dans la banlieue de Montréal au Québec, Céline Dion est la cadette d'une famille de 14 enfants. Adorée et dorlotée, elle est l'enfant chérie de tous. Cette abon-
dance d'amour qui entoura sa croissance explique bien sa très grande générosité face à tout le monde. Elle reçoit beaucoup et donne au centuple.
Dès sa plus tendre enfance, Céline, prénommée ainsi parce que sa mère aimait particulièrement la chanson «Céline» de Hugues Aufray démontre des dispositions pour la musique. C'est génétique! Elle nous confie : «A 5 ans, je chantais et je savais déjà qu'un jour je serai une chanteuse. C'était décidé dans ma tête. A l'école j'étais rêveuse, je me voyais sur une grande scène, chantant devant des milliers de personnes». Ce rêve s'est bien réalisé...
Maman Dion sait que sa fille a tout ce qu'il faut pour faire carrière. Elle sait aussi que Céline ne peu pas vivre sans chanter et qu'il est inutile de l'en décourager. L'enfant fait
enfin ses premiers pas sur la petite scène du bar familial «Le Vieux Baril», accompagnée à l'orgue par son frère Paul. Le succès est immédiat. Elle interprète tous les succès de Mireille Mathieu et de son idole Ginette Reno.